Pour écrire cet article j’ai dû aller chercher loin dans mes souvenirs, je pensais que cela allait être difficile mais en fait les souvenirs et pensées sont arrivés assez rapidement. Je mesure le chemin que j’ai parcouru jusqu’à aujourd’hui et j’en suis profondément pleine de gratitude.

 

Avril 2014 : Je tombe amoureuse de la danse

 

J’ai toujours aimé dansé et écouté de la musique. J’ai toujours été fascinée par les danseuses, l’univers de la danse, la beauté, …etc. Je pense que jusqu’à ma rencontre avec la danse, je ne m’étais jamais autorisé à rêver de danser. Je pensais que c’était un univers inaccessible pour moi. Il m’a fallu un déménagement et  une rupture amoureuse pour me dire que je devais faire les choses que j’aimais. J’étais depuis longtemps attirée par les danses latines mais par peur et par manque de confiance en moi,  je n’avais pas osé sauter le pas.

C’est en avril 2014,  en compagnie d’une amie  que nous avons débuté notre premier cours de salsa cubaine. A vrai dire, c’est moi qui ai fortement motivé mon amie pour nous rendre dans  cette soirée salsa. La soirée se passa dans un endroit festif et dynamique à Paris (75). Il y avait  2 cours de salsa cubaine, un cours débutant et un cours intermédiaire et la soirée dansante pour pratiquer, danser, s’amuser jusqu’au bout de la nuit. Avec mon amie, nous avions fait seulement le cours débutant de salsa cubaine. J’avais  trouvé le cours très difficile, il fallait faire certains pas, je me sentais gauche, maladroite, je ne me sentais pas à ma place, j’avais honte, bref…Malgré tout, nous avons fait le cours débutant jusqu’à la fin. Quelle fut ma surprise, nous en sommes ressorties enthousiastes et motivées pour débuter de manière progressive.

Par la suite durant tout l’été 2014, nous n’avons pas arrêté d’aller danser dans les soirées cubaines pour progresser et se familiariser avec ce nouvel univers. Pendant ces 2 mois, nous sortions les samedis soirs au Rétro dancing à Paris (quartier République).  J’avais passé mon été à écouter de la musique afro-cubaine, j’essayais de mieux comprendre cette culture, pourquoi j’étais tant attirée par elle. Avec mon amie, nous avons écumé quelques soirées mais en mode timide car nous ne savions pas très bien danser. Bien évidemment, nous étions invités à danser mais ayant un faible niveau, il était parfois difficile de suivre les danseurs.

 

Mes premiers cours de salsa cubaine

 

C’est donc en Septembre 2014 que je me suis inscrite au sein d’une association pour apprendre à danser la salsa cubaine en couple. J’ai commencé à suivre des cours de salsa débutant auprès de l’association ADOM (Association de Danse des Outre-Mer) située à Ivry-sur-Seine (94). Au sein de cette association, le professeur qui donnait les cours, était celui que j’avais rencontré lors de soirées cubaines que j’avais faites durant tout l’été. J’aimais sa façon d’enseigner, son était d’esprit et son humour. Il s’appelait « Paulo El Professor ». C’est un professeur qui exerce toujours et qui donne des cours de salsa cubaine, bachata et kizomba. Il est aussi DJ dans certaines soirées cubaines parisiennes.

J’ai pris ces cours pendant 1 an, tous les mardis soir, c’était mon moment à moi, j’aimais apprendre de nouvelles passes, et puis c’étaient des moments de rencontres et d’échange avec le groupe. Au fur et à mesure des mois,  un groupe d’élèves s’est constitué. Nous commencions à mieux nous connaitre, les affinités se sont créées et développées. L’association organisait aussi plusieurs soirées thématiques pour pratiquer et faire plus connaissance entre nous, s’inviter à danser, avoir confiance dans sa pratique, s’entrainer, apprendre à guider…..J’ai réellement aimé cette ambiance amicale et familiale qui nous faisait vibrer pour la même chose.  J’y suis restée 1 an. Au bout d’1 an, j’ai appris et acquis les pas de bases pour savoir danser au moins le temps d’une chanson, arrivée à être guidée par un partenaire de danse.

Ensuite, je me suis rendue compte que j’avais envie de créer et développer mon propre style de danse, de développer un côté un plus féminin dans la danse cubaine. J’ai donc suivie les cours de salsa cubaine  de Nuria Morillo de l’association GUAPA SALSA. J’y ai découvert une jeune femme pleine de dynamisme, souriante, énergiqie, avec une véritable envie de transmettre et la passion de la danse. Elle donnait des cours de salsa cubaine et portoricaine et de bachata à paris.

Auprès d’elle, j’ai appris à développer un style  plus féminin en me formant au lady styling (travail du style, de la grâce et de l’élégance et d’aptitudes variées pour mieux affirmer sa féminité à travers la danse). Je ressortais toujours des cours avec beaucoup de confiance, une meilleure estime de moi-même. Ces cours m’ont aussi permis d’exprimer ma féminité avec d’autres femmes dans un endroit bienveillant et respectueux. C’est là que j’ai pris conscience du mouvement dansé sur soi, le sentiment de liberté qu’on peut ressentir avec un geste, un mouvement…etc. Il y a quelque chose qui se crée et qui est un peu difficile à décrire mais qui vient toucher notre cœur.

Avec Nuria Morillo, j’ai aussi découvert la bachata, danse issue de la République Dominicaine. Autant vous dire que c’est une danse très sensuelle, et que j’ai aimé ça, me reconnecter à ma féminité. J’ai eu une période « bachata » où je n’écoutais que ça comme musique.  J’ai apprécié de faire des stages de danse et des soirées auprès d’elle. Je suis restée environ 2 ans.

 

Une envie d’être dans le mouvement

 une journée type de stage

Ensuite j’ai senti que j’avais envie d’être plus dans le mouvement, d’être dans une véritable expression du corps, de pouvoir libérer ma créativité, sans être guidé par un homme.

Je commençais à m’ennuyer à danser en couple, j’avais envie de ressentir de la  liberté dans mes mouvements. J’ai donc pris des cours de danses afro-cubaines et de salsa reggaeton avec Aliuska Barrientos, une professeure de salsa renommée à Paris,  d’origine cubaine. Elle est issue d’une école de dansa renommé dans la province de Santiago de Cuba. De plus, j’avais envie d’en savoir un peu plus sur la culture afro-cubaine, je trouvais que cela avait plus de sens d’être formée par des professeurs de danse de la culture cubaine.  Avec Aliuska Barrientos, j’ai pris quelques cours pendant 3 mois.

Ensuite, j’ai eu une véritable prise de conscience et de recul sur ce que m’apportait la danse. J’avais toujours du plaisir à aller danser en soirées cubaines mais je ressentais qu’il me manquait quelque chose. En tout cas,  je faisais attention aux soirées auxquelles j’allais danser. J’étais devenue sélective. Je boudais les soirées où il fallait être tirée à « quatre épingles »,  habillée en talons et belles robes. J’aimais les soirées simples avec un code vestimentaire simple, jean baskets et où les danseurs n’étaient pas exigeants.

 

La découverte de l’expression primitive

 rythme du tambour

Puis j’ai découvert l’expression primitive. J’avais envie de continuer à danser mais en mettant de côté, l’ambiance festive des soirées mais en me reliant avec le côté thérapeutique de la danse.

Danser pour moi me faisait vraiment du bien, j’en ressentais les effets positifs dans mon corps. J’avais commencé à prendre conscience de mon corps, de ma féminité… et c’est cela que je souhaitais transmettre. J’ai donc cherché pendant plusieurs jours, une formation pour me former en tant que danseuse-thérapeute, il y en avait tellement que j’en étais perdue.

Puis un jour je tombe sur un article d’un homme qui s’appelle Davy COUMBA, oui vous avez bien lu, COUMBA c’est son nom de famille et il s’appelle Davy, j’y ai vu un signe. Alors  j’ai cherché des informations sur cet homme, et que vois-je sur son site internet : Il est éducateur spécialisé, et s’est formé à la danse de manière autodidacte puis s’est engagé dans la danse-thérapie en expression primitive. Aujourd’hui, il a créé son propre mouvement. 

Puis, j’ai cherché des informations sur l’expression primitive, j’ai décidé de tester un cours d’essai pour voir ce que ça donnait. Ma 1ere séance fut une révélation, je m’étais amusée comme une enfant, je m’étais reconnectée à quelque chose de puissant. Tout prenait plus de sens, j’avais trouvé la technique qui me faisait vibrer et qui réunissait tout ce que je cherchais (la liberté, la créativité, le mouvement dansé….).

 

Devenir danseuse-thérapeute

C’est à partir de ce moment, que j’ai choisi de m’investir dans la formation en danse-rythme-thérapie. J’ai débuté ma formation en janvier 2016. La formation consiste à se former à l’expression primitive.  Qu’est-ce que l’expression primitive ? C’est « une forme de danse accessible, particulièrement puissante et efficace qui a notre préférence en danse-thérapie parce qu’elle correspond en outre aux préoccupations de nos contemporains : recherche de racines, besoin de retrouver un essentiel à travers des formes simples, stylisées, fortes et partagées ».

La formation se valide en effectuant 350 heures de stages en danse, un stage avec un public spécifique et un mémoire de recherche à rédiger et à soutenir. A ce jour,  ma formation n’est pas terminée, j’ai encore des stages de formation  à valider, un stage pratique à réaliser et un mémoire à rédiger. J’espère avoir terminé cette formation en 2021/2022. Dans tous les cas, je continue de vibrer au rythme de la musique….

 

 

Et vous, vous dansez ? Si oui, quelle danse ?

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