Recherche de sens : j’ai fait un bilan de compétences

En 2013, 6 mois après avoir intégré une association d’insertion par le logement en tant que Conseillère en Économie Sociale et Familiale (CESF), je me rends compte que je suis malheureuse. C’est mon 4ème poste et je me pose beaucoup de questions. Je me sens perdue et démotivée. Je recherche un sens dans mon travail.
Pourtant, j’accompagne des familles qui rencontrent des difficultés à se loger. C’est un travail dynamique, où il faut être réactif, autonome et force de proposition. J’apprécie le contact avec les familles, mais je ne me sens pas à ma place, je ressens un profond mal-être.
Après plusieurs semaines de réflexion, je décide de m’inscrire pour faire un bilan de compétences et faire le point sur ma carrière professionnelle.
Je finance moi-même ce bilan de compétences qui durera 3 mois. En effet, 1 fois par semaine, je rencontre un conseiller et nous prenons le temps de détailler et d’analyser mon parcours personnel et professionnel. Au fil de mes recherches et lectures, je me rends compte que j’ai toujours envie d’accompagner des personnes, mais de manière différente. À cette époque, je suis à mille lieux de penser qu’on peut créer son propre emploi.
J’ai plein d’idées de métiers dans la tête : esthéticienne, enseignante, formatrice, ostéopathe, psychologue, sophrologue…
J’enquête sur chaque métier (nombre d’années d’études, écoles, prix de la formation…).
C’est le métier de sophrologue auprès duquel je prends le temps d’échanger sur des forums et sites spécialisés. Je fais plusieurs « portes ouvertes » d’écoles de sophrologue. Finalement, mon choix se porte sur l’Institut National d’Enseignement de la Sophrologie (INES) où la formation de sophrologue se fait en 2 ans. Je veux prendre le temps de me former à ce métier et la formation est payable en plusieurs fois.

Décembre 2014 : Je débute ma formation de sophrologue

C’est ainsi qu’en décembre 2014, je débute cette formation. Je fais partie de la promotion 14 où nous sommes une vingtaine d’étudiant(e)s.
La formation se déroule uniquement les week-ends, c’est un timing parfait, car je reste toujours salariée de l’association d’insertion par le logement.
Au fil des 2 ans, cette formation est un vrai bol d’air. Je me découvre autrement, je change, j’évolue. Au fil des mois et des années, je ne suis plus la même personne. Je perçois le monde et mes semblables différemment.
En parallèle, cette formation m’ouvre les yeux sur ma vie intérieure. Je suis malheureuse, je ne suis pas à la bonne place. Je m’écoute et je vais vers ce qui me fait vibrer. C’est à ce moment-là que je me connecte à la danse, à ce qui me fait vibrer : Comment j’ai découvert la danse ?
Pendant ces 2 ans, je me spécialise sur d’autres thématiques en lien avec la sophrologie (la pratique sportive, la sexualité et le stress).
En 2016, j’effectue mon stage professionnel au sein d’une maison de quartier à Saint-Denis (93200) durant 3 mois. Je suis super heureuse et motivée. Le directeur de la structure me fait confiance et me laisse gérer les séances collectives (1 par semaine). Ce fut une belle expérience où j’arrive à créer une dynamique de groupe avec quelques femmes. Au fur et à mesure des séances, elles prennent conscience qu’elles s’oublient au profit de leurs vies familiales (enfants, maris) et qu’elles prennent peu de temps pour prendre soin d’elles.


À la fin de ce stage, ces femmes me sollicitent pour que je continue à animer des séances collectives de sophrologie au sein de la maison de quartier. Ce projet n’a pas pu aboutir car à la fin de l’année 2016, je déménage en province.
C’est en décembre 2016 que je suis officiellement diplômée par mon école, et en janvier 2017 que je reçois mon diplôme de sophrologue praticienne, enregistré au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP), par la Société Française de Sophrologie

 

Pourquoi la sophrologie ne me fait pas vibrer ?

Depuis l’obtention de mon diplôme professionnel, j’aurai pu développer mon activité en tant que sophrologue, ouvrir mon propre cabinet, créer un site internet et aller prospecter auprès de futurs clients, mais cela ne s’est pas fait car cela ne me fait pas vibrer.
Oui la sophrologie ne me fait pas vibrer.
Pour moi vibrer, cela signifie ressentir un profond état de flow qui irradie mon cœur de bonheur.
En sophrologie, je ressens un état de bien-être, j’apprécie de pouvoir accueillir la parole des personnes accompagnées, mettre des mots sur leurs maux, émotions et sentiments. Créer des protocoles d’accompagnement en fonction de l’individu et de sa problématique me plait et j’aime l’idée de pouvoir entamer une démarche thérapeutique.
Vous le verrez au fur et à mesure des articles, que je partagerais sur mon blog, mais c’est la danse qui me fait vibrer, être en mouvement me fait vibrer, être en lien avec son corps, le bouger, lui laisser de la place afin qu’il exprime ses émotions, ses maux…etc.
Malgré tout, je ne mets pas la sophrologie complètement de côté. Je souhaite tout de même faire partager et transmettre les connaissances que j’ai acquises lors de ma formation et lors de mes pratiques professionnelles.

Au quotidien, la sophrologie m’aide à :

  • mieux gérer le stress quotidien rencontré au travail
  • prendre du recul sur ma vie professionnelle et personnelle
  • prendre du temps pour moi, pour me ressourcer et me reconnecter aux choses essentielles

Sur le plan professionnel, au sein de l’IME où j’exerce avec un public d’adolescent(e)s, j’anime avec une collègue éducatrice spécialisée, des séances de sophrologie. Nous essayons surtout de travailler sur la gestion des émotions, avec les jeunes que nous accompagnons.

Mes amies/copines savent que j’ai été formée à la sophrologie et me sollicitent régulièrement pour des conseils sur des thématiques précises. C’est surtout la gestion du stress qui revient régulièrement en demande.
Ça peut paraitre atypique de se former à un métier et de ne pas l’exercer en tant que professionnelle. Pour moi, je me vois comme une femme avec plusieurs passions, plusieurs « casquettes », les choses ne sont pas figées.

Et vous, connaissez-vous la sophrologie ?
N’hésitez pas à faire partager cet article.